Pendant que le soleil scintille à l’autre bout de la terre, tandis qu’ici la nuit sommeille encore, je me laissant bercer par le silence, silence étrange, silence à réflexion. Serait t’il temps de faire un bilan de ma santé?
Oh! Je ne parle aucunement de ma santé physique, je ne suis pas médecin. Ma santé mentale, je ne suis pas psychiatre. Mais j’ai un droit sur ma santé spirituelle! Et c’est mon devoir d’y faire une évaluation. Dieu me le demande «…sondez vos cœur…».
Pourquoi devrais-je faire une telle chose? Aucun compte à rendre! Ceci n’est pas une demande de droit légal pour obtenir un travail. Je me dois par conséquent passer au test qui devrait sans aucun doute me qualifier en tant que disciple de Christ, qui lui est LE travail ultime. Un travail de tous les jours qui demande sagesse, compassion, amour et bien d’autres choses.
Je me laisse bercer au fil des jours. Est-ce que en me regardant dans le plus profond de mon cœur, j’y vois une ressemblance avec Christ grandissant? Ou bien suis-je de ceux et de celles qui se contentent de savoir que leurs péchés ont été payés à la croix?
Au fait, à bien y penser, suis je prête à suivre réellement Christ? Où est-ce que ma chair domine sur ma vie? Je n’ai pas compris ce qu’est marcher par l’Esprit. Si cela avait été le cas, ma foi, mon être et certainement mon âme ne seraient pas troublés devant une épreuve.
Si je m’affaire à lire ma bible, pourquoi n’ai-je pas compris ce que Dieu ma laissé, ce que Jésus a dit de faire devant les tribulations. Si Jésus à dit : «Je vous ai parlé ainsi, pour que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde» Jean 16 :33.
Si Jésus a vaincu le monde, alors pourquoi je doute encore? Pourquoi faut t-il que je gère au lieu de lui demander quoi faire? Si lui qui s’est fait homme, qui plus est était sans péché a vaincu, pourquoi faut t’il que je prenne autant de temps avant de m’agenouiller devant son trône de grâce? Qui suis je?
Pourtant me voilà, criant haut et fort devant une brebis égarée, prenant son fardeau et lui vantant les mérites de Christ comme si c’était une voiture. Me levant contre l’injustice devant des paroles d’amertume, oubliant malgré moi la maîtrise de moi. Pourquoi est- ce que je fais toutes ces choses mais pour les autres? Dieu a fais les hommes égaux, pourquoi moi je crois que cela ne me regarde pas? Si je cite un verset pour une sœur qui se cherche ou que j’en cite un autre pour un frère souffrant, ne serait-il pas merveilleux de les appliquer dans ma propre vie?
GUERRIÈRE